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L'économie gabonaise, relativement florissante au regard de celle du
reste du continent, reste très dépendante des ressources minières temporaires.
Le Gabon, classé "pays à revenu intermédiaire", apparaît superficiellement comme un pays riche sans que son économie
soit celle d'un pays développé. Il est classé 119ème sur 177 de l'Indicateur
du Développement Humain du PNUD en 2007. De nombreux problèmes touchent le
pays, tels que l'augmentation du chômage, les
détournements
de
fonds publics
et la
corruption, la paupérisation de la population, la détérioration du système
éducatif, de la santé et des infrastructures routières.
Le Gabon se caractérise par une très inégale répartition des richesses qu'il
produit. La ville de Port-Gentil est très représentative de ce
constat et
ressemble parfois à une ville oubliée : inondations, insalubrité, rues défoncées,
chômage, criminalité en hausse, etc. D'après le quotidien l'Union, Port-Gentil
emploie 7% de la main-d'oeuvre totale
du pays.
Une étude réalisée par le cabinet Sud Init, a révélé que le taux de chômage
à Port-Gentil,
(capitale
économique du Gabon, rappelons-le) pour l'année 2008 s'élève à 21,5% chez les
hommes et 41,3% chez les femmes.
Le pétrole
:
L'économie
du Gabon repose essentiellement sur la production
et
l'exportation du pétrole. Celui-ci représente environ 77% des exportations du pays, 45% du PIB et 60% des recettes budgétaires courantes de l'Etat. La plupart des gisements se trouvent à
Port-Gentil et sa région (gisements off-shore
et on-shore). La production en 2006 était de 11,9 millions de tonnes, contre
18 en 1998 (source
AFD).
Cependant les réserves de pétrole ne cessent de diminuer.
La raffinerie de la Sogara (Société Gabonaise
de Raffinage), située au Cap Lopez,
dans la banlieue de Port-Gentil, fut créée en 1967. Elle est contrôlée à 25% par l'état gabonais, 16%
par des investisseurs privés, le reste étant contrôlé par Total. La raffinerie fonctionne actuellement
à 100% de ses capacités.
Dans le domaine de la distribution, les opérateurs sont privés : Total, Libya Oil, Pizo et Shell.
Le bois :
La forêt gabonaise qui couvre au moins 85% du territoire,
est
riche d'au moins 400 espèces de bois différents, dont
les plus connus sont :
l'okoumé, l'acajou, l'ozigo, le kevazingo,
l'izombè,
le sipo...
Cette forêt est partiellement exploitée, notamment en ce
qui concerne l'okoumé. Une partie des billes d'okoumé
est acheminée par voie d'eau sous forme d'immenses
radeaux flottants le long du fleuve Ogooué
jusqu'à Port-Gentil, ou elles sont rassemblées dans un
parc à bois avant d'être traitées à
la scierie.
Il n'y a apparemment aucune politique de reforestation, les diverses sociétés
d'exploitation publiques ou privées se contentant d'abattre, sans politique
de reboisement, se justifiant du fait que "la forêt au Gabon repousse seule".
Cette affirmation n'est cependant pas prouvée.
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